|
" Des
yeux regardent les étoiles " : une histoire de l'astronomie
Le ciel, les étoiles, l'univers
… tant de notions qui ont toujours intéressés, fascinés
les différentes civilisations et continuent de susciter
de nombreux questionnements…Dès la Préhistoire, les systèmes
de représentation du monde ont fait une part belle à la
pensée magique et aux croyances religieuses en Mésopotamie
ou en Egypte, où l'astrologie et l'astronomie semblaient
se mêler à travers la symbolique divine. Les premiers
balbutiements de la science s'établissent grâce au " miracle
grec " où l'on voit poindre une réelle démarche scientifique
pour tenter de comprendre, mesurer la terre. L'encrage
de cette science est réalisé par l'apport du monde musulman
qui constitue une phase importante dans l'avancée de l'astronomie
scientifique. La période médiévale quant à elle reste
sur des acquis ancestraux et limite les découvertes dans
un temps où, déchiffrer le ciel c'est vouloir interpréter
les intentions de Dieu. D'illustres personnages remettent
en question les schémas préexistants en élaborant de nouvelles
théories telles les observations planétaires de Galilée.
Les XIXe et XXe siècles seront en mesure de proposer une
vision de l'univers libérée des anciens dogmes et plus
proche de la réalité. Une interrogation reste aujourd'hui
en suspend, à savoir si nous sommes les seuls à occuper
ce vaste univers ?
"
Changer la face du monde " : l'homme contre la nature
L'archéologie est en mesure
de démontrer que, contrairement à une idée reçue selon
laquelle l'espèce humaine a longtemps vécu en harmonie
avec la nature, les hommes s'y sont toujours comportés
comme des prédateurs indifférents ou imprévoyants.Depuis
la disparition des mammouths, naguère attribuée à la fin
de la dernière glaciation, mais que l'on soupçonne aujourd'hui
avoir été provoquée par la pression de chasse, jusqu'au
changement climatique en cours, passant par les conséquences
du sur pâturage dans la Grèce néolithique, l'éradication
des lions et des ours dans certaines parties de l'Empire
romain, les déforestations extensives du Moyen Age, la
désertification de l'île de Pâques et le désastre écologique
de la mer d'Aral, l'exposition temporaire présentée en
2006 au musée du lac de Paladru (à Charavines) se propose
d'expliquer au grand public les raisons qui ont conduit
les hommes à " changer la face du monde ", au sens propre
du terme. Comme pour les précédentes manifestations, on
s'efforcera de trouver des exemples régionaux de la thématique
abordée. Ce sera notamment le cas avec le résultat des
fouilles archéologiques locales : les effets de l'agriculture
sur brûlis et l'épuisement des sols (site des Baigneurs,
Néolithique final) et la rupture définitive des équilibres
naturels qui accompagne les défrichements opérés lors
de la colonisation de Colletières (XIe siècle).
" Promenons-nous
dans les bois " : une histoire de l'arbre et de ses usages
Très présent parmi les
vestiges retrouvés au cours des fouilles archéologiques
du lac de Paladru, et, exceptionnellement conservé, le
bois n'a jamais fait l'objet d'une exposition qui lui
soit entièrement consacrée. Cette nouvelle exposition
temporaire - un peu conçue comme un ``cabinet de curiosités``
- comble cette lacune et présente le bois sous dans angles
très divers.
L'exposition, organisée
en six sections, débute par une présentation de l'origine
des arbres, avant d'aborder l'artisanat du bois, du Néolithique
à la fin du Moyen Age. Le public peut notamment découvrir
objets et outils provenant du site des Baigneurs (Néolithique),
à Charavines, et de l'habitat fortifié de Colletière (An
Mil). Les techniques de construction sont également évoquées
par le biais, entre autre, des " Carnets " de Villard
de Honnecourt (XIIIème siècle), jusqu'à la spécialisation
de ce travail du bois, caractéristique de l'époque Moderne.
L'exposition amène enfin
le spectateur à une perception plus symbolique du bois,
notamment à travers le compagnonnage, mais aussi mythologique
en abordant la dimension sacrée des arbres.
" De
l'amphore au Pichet "
Le musée du lac de Paladru
aborde ce thème sous l'angle du contenant : la céramique,
mais aussi du contenu : le vin.
L'exposition retrace l'histoire
du vin de ses origines mythiques, lorsque Gilgamesh apporta
le vin et la vigne à l'humanité jusqu'à nos jours. D'abord
produit d'importation, c'est seulement à la fin du IIe
siècle av JC que se développe en Narbonnaise une viticulture
avec des cépages italiens.
La christianisation de
la Gaule verra le développement des cultures avec tout
au long du Moyen Age l'installation d'une viticulture
épiscopale, associant étroitement les fonctions religieuses,
sociales, voire politiques du vin. A l'époque moderne
émergeront des grands vins avec l'amélioration des techniques
mais c'est surtout aux XVIIe et XVIIIs siècles qu'apparaîtront
les grands crus. Au XIXe et XXe siècle le vin devient
boisson populaire par excellence, les vignes frappées
de fléaux entraînent le développement de nouveaux cépages
et la mise en place d'une législation rigoureuse (premières
A.O.C)
" D'Hippocrate
à Ambroise Paré "
Une histoire de la médecine
de l'Antiquité à la fin de la Renaissance
Durant toute l'Antiquité
et une grande partie du Moyen Age, l'histoire de la médecine
reste étroitement associée à la philosophie et à la religion.
Pour Hippocrate et ses successeurs, dans le monde antique
comme dans l'Occident médiéval, l'homme est un microcosme
au sein du macrocosme. Selon cette conception, les énigmes
posées par la maladie peuvent être résolues par la cosmologie,
l'alchimie, la magie ou l'astrologie. Entre la pesanteur
des doctrines de la science antique et le conservatisme
des dogmes chrétiens, le cheminement vers un véritable
savoir, fondé sur l'expérimentation, a été particulièrement
laborieux. Sans négliger l'esprit de recherche et l'enrichissement
des connaissances, essentiellement transmis par les médecins
arabes, byzantins et juifs, il faut en effet attendre
le XIIIe siècle pour que la redécouverte des œuvres d'Aristote
permette, en Occident, de faire peu à peu la distinction
entre théologie et science. C'est aussi l'époque où naissent
les grandes universités européennes, qui dispensent un
enseignement médical surtout livresque et empirique, donc
peu efficace. Les grandes épidémies des XIe et Xe siècles
sont encore perçues comme des punitions divines, contre
lesquelles l'homme reste impuissant. Méprisée par les
universitaires, la chirurgie est rejetée et échappe, de
ce fait, au conformisme des élites savantes. C'est donc
par son intermédiaire que le progrès les plus significatifs
sont accomplis, notamment dans le domaine de l'anatomie.
Mais c'est en réalité à partir de la renaissance et surtout
du XVIIe siècle que seront jetées les véritables bases
scientifiques de la médecine moderne…
|